Le Gard, vers une consommation locale

Le lundi 31 août a eu lieu une séance entre les élus de la chambre d’agriculture et les parlementaires. Cet échange avait pour principal objectif de valoriser l’agriculture locale.

La période de confinement a vu s’exacerber une tendance du consommateur à se tourner vers une consommation plus locale des différents produits disponibles sur le marché. Il faut dire que les consommateurs ont très vite refroidi leurs ardeurs aussitôt le déconfinement enclenché. Eu égard à l’adage : les mauvaises habitudes ont la peau dure, il s’en est suivi un retour aux anciennes pratiques.

Pour une meilleure valorisation de la culture locale

De ce retour aux anciennes pratiques, il s’est fait ressentir le besoin pressant de rompre avec cette propension à, sans cesse, consommer les produits d’autres terroirs. Le « consommer local » est apparu comme une nécessité. D’où l’opportunité d’une rencontre entre représentants et parlementaires. Des échanges devraient naître des idées et solutions en vue de valoriser la culture locale.

C’est alors que tous les acteurs, élus locaux, députés du Gard, se sont mis ensemble afin de débattre de l’avenir de l’agriculture de la région. Cette rencontre a amorcé le débat sur une volonté collective de se tourner vers la consommation locale ; seul garant de la valorisation de l’agriculture de la région. David Sève, président de la FDESEA, a mis l’accent sur les mesures plus strictes d’étiquetage des produits. Ce qui renseigne, avec fiabilité, sur la provenance desdits produits.

Le vice-président de la chambre d’agriculture, Dominique Granier, a fait un constat évident : l’origine des produits n’est pas précisée. Cet état de choses va à l’encontre de la volonté d’amener les Gardois à consommer local. Ainsi, des produits peuvent être vendus sans que nul n’en connaisse la provenance.

Renouer avec les produits du terroir

Afin de mieux atteindre les objectifs et de considérer les enjeux d’une telle action, tous les acteurs du domaine doivent travailler de concert. Pour ce faire, « les produits ne doivent pas faire plus de 100 km », selon le vice-président. En réalité, les lois dans ce sens ne facilitent pas l’application du principe de la consommation locale. Il faut donc mettre tout en œuvre afin d’instituer un mécanisme qui va favoriser l’atteinte des objectifs.

De l’organisation de journées porte ouverte

La présidente de la chambre d’agriculture a également porté à la connaissance de l’auditoire bon nombre d’actions allant toujours dans le sens de la mise en valeur de l’agriculture gardoise. 

Il s’agit, notamment, du lancement du site internet consommons-gardois.fr, sous l’égide de la Chambre des métiers du Gard. Ledit site est un creuset permettant de répertorier les principaux acteurs du domaine. Ils sont nombreux à y figurer déjà (270 producteurs pour être plus exact). Par ailleurs, la tenue des Journées méditerranéennes des saveurs demeure. Il faut aussi préciser que des journées ouvertes au grand public sont souvent organisées, mais celles de cette année ont été reportées à mi-septembre. Ces journées offriront au public un regard sur la beauté et la diversité des productions agricoles du Gard. Elles présenteront, de manière plus exhaustive, l’importance de ce secteur d’avenir.

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