agriculture intensive

Agriculture intensive, facteur de risque de pandémies ?

Selon une récente étude publiée dans la revue Nature, l’agriculture intensive pourrait augmenter le risque de la pandémie du Covid-19. Selon les chercheurs ayant mené l’enquête, les animaux porteurs du virus sont présents en masse dans les endroits exploités par les humains.

L’agriculture responsable de pandémies

L’étude a porté sur 6800 niches exploitées à des fins agricoles partout dans le monde. Les animaux dérangés dans leur habitat naturel sont obligés de vivre à proximité des humains. Cette cohabitation pourrait être à l’origine de la propagation de certaines pandémies comme celle du coronavirus. Toujours selon l’étude, le risque que les agents pathogènes dont les animaux sauvages sont porteurs se propagent est très élevé. Ceci, à cause des ravages provoqués par l’agriculture intensive qui demande l’exploitation massive de nouvelles terres.

Selon l’ONU, les activités humaines ont impacté négativement une grande partie de la planète. En effet, les ¾ de la planète seraient dévalorisés par l’homme depuis l’avènement de l’industrie. La grande partie de l’eau douce est exploitée à des fins agricoles. Cette manipulation de la terre va grandissante au fil des années, portant ainsi préjudice à la faune sauvage. Si certains animaux sont contraints de migrer vers d’autres terres, certains persistent à conserver leur environnement. Ces derniers sont de potentiels porteurs de virus qui peuvent être facilement transmis à l’homme.

Un changement de comportement pour réduire les risques

Les chercheurs en appellent à un changement de comportement de la part des humains dans la manière dont ils exploitent les espaces. C’est la seule façon de prévenir et de minimiser les risques de propagations d’autres pandémies.

Il faut remarquer que le Covid-19, depuis son apparition, a fait plus de 700 000 morts de par le monde avec des millions de personnes infectées, sans oublier les répercussions sur toutes les activités humaines. Une situation occasionnée sûrement par le passage du virus d’un animal à un homme avant de se répandre sur la planète.

Le coronavirus, tel que nous le connaissons aujourd’hui, est l’un des innombrables virus ayant migré du monde animal vers les humains. Le risque de propagation d’autres virus demeure toujours, tant que les animaux sauvages, perturbés dans leur environnement, seront tenus de vivre ensemble avec les humains.

Selon certaines recherches, les chauves-souris, qui sont probablement responsables du coronavirus, seraient le réservoir de nombreux autres virus dangereux pour l’homme. Elles peuvent facilement transmettre ces virus à la race humaine ou aux autres animaux s’ils sont obligés de coexister.

Avec leur milieu naturel qui rétrécit de jour en jour du fait de l’agriculture intensive, les animaux sauvages sont contraints de se partager des territoires de plus en plus petits, provoquant une cohabitation qui n’aurait pas dû avoir lieu. Certains trouvent refuge dans les maisons et les lieux fréquentés par les hommes. La plupart des maladies dont souffre l’espèce humaine sont d’origine animale. La propagation des maladies est du fait des humains.L’agriculture est liée à la santé humaine. Pour cela, des mesures devraient être prises afin de surveiller les maladies et les risques de propagation. Des mesures de sécurité devraient être renforcées dans les milieux ayant subi de fortes perturbations.

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