L’agriculture urbaine en hausse à Paris malgré la crise sanitaire

Le confinement n’a pas empêché certains agriculteurs parisiens de poursuivre leurs activités. Si certains ont accusé du retard, d’autres, par contre, voient leur carnet de commandes exploser.

Agriculture et confinement

La période est propice pour la mise en terre et aussi pour les récoltes. Si ce n’est pas les graines de tomates qui sont plantées ici et là-bas, c’est les feuilles de laitue que l’on ramasse, et de l’autre côté les oignons. Il faut dire que l’agriculture reprend vie dans les sites urbains.

La municipalité de Paris à elle seule gère environ une cinquantaine de sites d’agriculture sur les 228 que compte la métropole. Il faut reconnaître que le confinement n’a pas eu d’incidences directes sur une vingtaine de sites. Selon les autorités locales, à part des projets qui ont connu du retard par endroit, il n’y a pas eu trop de difficultés pendant le confinement. L’objectif, actuellement, est d’aider ceux qui sont dans le besoin.

Il y a moins de dix ans, les potagers urbains étaient perçus comme une fantaisie ou un effet de mode. La crise sanitaire vient de prouver que loin d’être un caprice, il s’agit surtout de végétaliser les zones urbaines et aussi de les rafraîchir.

Pendant la période de confinement, la municipalité de Paris ainsi que les agriculteurs ne sont pas restés désœuvrés. La mairie a plutôt œuvré afin que les agriculteurs puissent continuer d’entretenir leurs cultures. Le confinement est arrivé pendant la période de semi, et il a fallu trouver des moyens pour vendre la production déjà récoltée, vu que les restaurants aussi étaient fermés.

Agriculture sur le toit du parc des expositions

Parmi les sites d’agriculture urbaine de Paris se trouve un site non moins emblématique qui se veut être le plus grand au monde, étendu sur 14 000 m², dont une superficie de 4000 m — est déjà exploitée. Installé sur le toit du parc des expositions, ce site qui comporte plantes sur terre et culture de serre vient d’ouvrir ses portes. Il est, pour le moment, dans sa première phase, et il devrait, dans deux ans, devenir ce qui serait la plus grande ferme sur toit en Europe.

Avec ses 1200 m — de serre et plus de 2000 m — de pleine terre, il est cultivé sur le site, différents types de produits maraîchers. La ferme qui sera exploitée par une centaine de fermiers venus de Paris et ses environs est, en partie, ouverte au public.

Le sol de cette vaste ferme qui allie technologie et culture agro écologique a été bourré d’une sorte de composte plus léger que la terre : un pur produit d’une école d’agronomie qui avait pour principal souci de ne pas éprouver la résistance de la toiture.

Deux techniques seront utilisées pour développer les cultures : l’aéroponie et l’hydroponie. L’aéroponie consiste à asperger les racines des plantes d’un liquide nutritif à base d’engrais et de produits organiques.

L’hydroponie, pour sa part, va laisser les racines baigner en permanence dans un liquide conçu à cet effet. Le tout sera assisté par un ordinateur qui va suivre les fréquences et les volumes d’arrosage, afin que les limites ne soient pas dépassées.

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