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L’usage des pesticides dans l’agriculture : un rapport de l’Efsa qui rassure

Alors que de nombreuses inquiétudes portent sur un éventuel danger des pesticides dans l’alimentation, l’Efsa apporte des clarifications sur le sujet. En effet, cette dernière a rendu publics, à travers un rapport, les résultats de nombreuses analyses effectuées sur des produits.

Analyse de contrôle de la présence de pesticides dans l’alimentation : le rapport de l’Efsa

De nombreuses analyses de contrôle ont été réalisées pour vérifier si effectivement des résidus de pesticides présents dans l’alimentation sont dangereux pour la santé. Ainsi, les résultats de ces différentes analyses viennent d’être rendus publics par l’Efsa (L’Autorité européenne de sécurité des aliments). 

En effet, il est réalisé chaque année une vaste campagne de contrôle par l’Union Européenne. Celle-ci est suivie au niveau national par les États membres. Elle est réalisée à partir des échantillons ciblés (au nombre de 80 000) et des échantillons aléatoires (au total 11 679).

Les analyses de ces échantillons ont conduit à des résultats plus que rassurants. Ainsi, ceux-ci révèlent que 60 % des produits analysés ne contiennent pas de traces de pesticides. En somme, cela signifie que pour la moitié des aliments, il n’existe absolument pas une différence entre production bio et conventionnelle. 

Concernant les 40 % de produits contenant des résidus de pesticides, il faut d’abord souligner que cette présence de pesticides n’est pas synonyme de danger pour la santé. C’est ce qu’on peut affirmer en prenant en compte les limites autorisées (LMR) qui constituent une norme administrative. En effet, les analyses effectuées sur les différents types d’échantillons ont montré que le taux de pesticides présents dans les produits est en dessous des LMR.

Aussi, d’après les analyses effectuées, l’Efsa estime que les produits bio eux-mêmes contiennent des résidus de pesticides, mais dont la quantité est en dessous des LMR. Elle souligne également qu’à l’instar des produits conventionnels, il n’y a pas d’inquiétude à avoir du fait que l’existence des traces de pesticides autorisés en agriculture biologique est en dessous de leur LMR respective.

Ces pesticides autorisés sont, entre autres, le cuivre, le spinosad, l’azadirachtine et les pyréthrines. « La présence de résidus de ces composés étant liée aux pratiques agricoles autorisées en agriculture biologique dans l’Union, les mesures positives de ces substances dans les aliments biologiques ne sont pas inattendues », peut-on lire dans les déclarations des auteurs du rapport.

Ce que dit l’Efsa à propos des produits non autorisés

En ce qui concerne les produits interdits en agriculture biologique, l’Efsa évoque des avis totalement contraires à ceux mentionnés ci-dessus. Il s’agit des pesticides tels que le chlorpyrifos, l’imazalil, la nicotine et le thiaclopride

En effet, l’Efsa énonce plusieurs hypothèses relatives à d’éventuelles contaminations. On peut lire ainsi : « La présence d’autres pesticides non autorisés en agriculture biologique peut, comme pour les produits conventionnels, être le résultat d’une dérive de pulvérisation, de contaminations environnementales ou décontaminations lors de la manipulation, de l’emballage, du stockage ou de la transformation des produits biologiques ».

Toutefois, l’Efsa se pose des questions sur l’authenticité de ces produits : « Cet événement pourrait également être lié à l’étiquetage des aliments produits de façon conventionnelle étiquetés comme aliments biologiques ». De plus, elle formule une demande à l’endroit des États membres en les exhortant à « essayer d’élucider les raisons de la présence de pesticides trouvés occasionnellement dans les aliments biologiques et qui ne sont pas autorisés dans ce type de produits ».

Avec l’obsession des acteurs de l’agriculture biologique à toujours prendre des décisions favorables à leurs intérêts, il n’est pas évident que cette demande donne le résultat escompté.

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