L’agriculture biologique n’en démord pas, malgré les difficultés

Au regard des dernières statistiques de l’Agence bio, le secteur de l’agriculture biologique semble mieux se porter que celui de l’agriculture conventionnelle. Il faut dire qu’au cours de l’année 2021, ce secteur a enregistré une augmentation des surfaces qui lui sont assignées. Bien que son chiffre d’affaires ait légèrement diminué, ses partisans n’en demeurent pas moins engagés pour la cause.

Un tableau relativement reluisant

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’agriculture biologique se porte relativement bien. Plaçant la France en tête de file de la culture bio en Europe, elle s’étend dorénavant sur près de 2,8 millions d’hectares. Avec 58 000 fermes à son actif, une telle étendue équivaut, en partie, à plus de 10 % des terres disponibles sur le territoire. Bien qu’elle ait été récemment mise en place, la dynamique du bio semble perdurer, même après un petit ralentissement des conversions.

Ainsi, on peut noter que le nombre de surfaces assigné à ce type de culture a connu une augmentation de 9 % au cours de l’année précédente. Chez la jeune couche, l’engouement se fait de plus en plus sentir pour ce format d’agriculture. On remarque que certaines filières ont davantage poursuivi leur développement dans le secteur. C’est notamment le cas de la filière des fruits à coques qui a connu un développement de plus de 14 %.

Un marché plus restreint

Malgré la vigueur apparente de l’agriculture biologique, certains éléments sont encore à déplorer. Il faut dire que la demande dans le secteur a connu une baisse au cours des cinq dernières années. Par rapport à l’année 2020, on peut relever une diminution de 0,5 % du chiffre d’affaires en 2021. Si la France est considérée comme le deuxième consommateur de produits biologiques après l’Allemagne, la donne risque de changer avec l’arrivée des nouvelles fermes.

En effet, le marché français est déjà autosuffisant en œufs, lait et graines. Il est donc primordial que le pays trouve d’autres débouchés à la production qui ne cesse de croître dans le secteur. Tout doit être mis en œuvre pour soutenir l’engagement des producteurs qui feront le pas vers le bio. À cet effet, la restauration collective, hors domicile ou commerciale, pourrait s’avérer une bonne alternative. 

Si la plupart des cantines intégraient 20 % de produit bio dans leur menu, on noterait une certaine amélioration. En moyenne, on relèverait une augmentation de près de 1,4 milliard d’euros sur le marché bio. Une sensibilisation des consommateurs sur les produits du secteur devrait également arranger les choses.

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