Environnement : la contrebande des débris à Marseille

Marseille, située au sud de la France, est devenue depuis quelques années le théâtre d’activités illicites pour des personnes qui désirent faire fortune à tout prix.

La collecte d’appareils électroménagers usés destinés à la revente crée une des filières d’enrichissement les plus en vue dans le monde d’aujourd’hui. Malgré le caractère nuisible de ces matériels pour l’environnement et les dispositions prises pour leur recyclage, une bonne partie échappe au processus de récupération.

Marseille, ville du trafic des déchets

Le marché à puces de Marseille qui, autrefois, était l’endroit idéal où se faisait la contrebande de cigarettes est une place où l’on a la possibilité de se procurer aussi bien des antiquités que des friperies. Aujourd’hui, ce marché apparaît comme un lieu d’échange des matériels usés comme les ferrailles, les frigos, en résumé, tout type d’appareils électroménager dès lors qu’ils ne sont plus vraiment utiles à l’usage domestique.

Détournées du circuit normal et dépouillé des métaux rares au risque de laisser échapper des gaz toxiques dans la nature ou de polluer le sol par l’abandon de métaux lents à la dégradation, les pièces détachées catégorisées finiront par contribuer à la fortune des uns au détriment de la destruction de la nature.

En France, plus précisément à Marseille, la communauté Rom est réputée pour la collecte de ces déchets. À bord d’un camion, les collecteurs de matériaux usés parcourent la ville à la recherche de détritus tels que les pneus achetés à moindres frais auprès des garagistes. Ils collectionnent aussi des métaux achetés sur les chantiers de construction destinés à la revente aux ferrailleurs, des machines à laver et des frigos usagés récupérés à moindre coût auprès de certains magasins. Ils les échangent contre des chèques d’une importante valeur. 

Jean-Yves Sayag, l’élu en charge des dépôts sauvages à Marseille, dans la peau d’un détective, témoigne de l’effectivité de cette filière et a pu saisir mieux la ruse mise en place par cette communauté. Il ressort de cette enquête qu’outre le profit financier engendré par la filière, cette dernière reste très toxique pour l’environnement et la couche d’ozone. Le procédé peu orthodoxe, c’est-à-dire l’extraction forcée du cuivre ou l’arrachage des moteurs de frigos, entraîne une dispersion dans la nature des gaz et fluides frigorigènes très toxiques aussi bien pour les humains, mais encore plus pour l’environnement dans lequel nous vivons. 40 % des réfrigérateurs échappent ainsi au processus de recyclage par les filières spécialisées et légales.

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