Écologie : comment mieux protéger les arbres plantés hors forêt en France

La députée Aude Luquet ne compte désormais plus que sur la loi 4 D de Bérangère Abba, secrétaire d’État chargée de la Biodiversité, pour mieux défendre la cause des arbres qui grandissent hors des aires forestières protégées.

Aude Luquet tente tout pour défendre l’abattage de 132 arbres remarquables

Eh oui ! C’est selon CAUE 77, le conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement de Seine-et-Marne, le nombre exact d’arbres à architecture remarque qu’on dénombre sur l’Île-de-France. Dans la liste de ces importants constituants de la biodiversité présents en Seine-et-Marne, il y en a de plus extraordinaires comme le chêne du Rocher Canon qui grandit sur un rocher dans la forêt de Fontainebleau.

D’autres encore sont centenaires, ayant des dimensions uniques. On a le Sophora Japonica à Montry, dont l’ombre embrase une aire de 1000 m2. Ce dernier arbre est tombé il y a 91 ans environ avant qu’un jardinier du château de la Haute Maison ne le relève à l’époque. Et depuis, il sert toujours les habitants du coin en oxygène et autres services vitaux.

Ces exemples n’en sont que quelques-uns parmi tant d’autres, dont il est impensable de résister à la vue de la forme originale. Cependant subsiste une interrogation : comment éviter la coupe à ces plantes ayant poussé hors forêts ?

C’est à la réponse à cette interrogation que se dévoue la députée Aude Luquet, avec le soutien particulier du Groupe national de surveillance des arbres (GNSA) et des associations. Elle a déjà soumis trois amendements dans l’objectif d’essayer de les associer au projet de loi Climat en étude à l’Assemblée nationale depuis la fin du mois passé. 

Ces trois amendements visent premièrement à décrocher le pouvoir d’inscrire les arbres remarquables sur la liste des sites patrimoniaux remarquables. Ensuite, il s’agit de les inventorier sur l’Atlas des paysages, et de faire prendre un décret d’application de l’article L350-3 du code de l’environnement visant à défendre les alignements et allées d’arbres contre les abattages

Selon la députée, « ce décret est attendu depuis de nombreuses années par les associations de défense du patrimoine arboré afin de déterminer les règles d’application de cet article et les sanctions concrètes qui en résultent ». Car, « Les arbres hors forêt sont les premières victimes de l’artificialisation déraisonnée que nous avons pour ambition de mieux encadrer dans le projet de loi Climat », justifie-t-elle.

Mais malheureusement, les trois amendements ont été victimes de rejet parce qu’ils contiennent le mot « arbre » qui est absent dans le projet de loi Climat.

Le prochain espoir de l’élue se place sur Bérangère Abba, la secrétaire d’État chargée de la Biodiversité, qui a la volonté de traiter lesdits amendements dans le projet de loi 4D (différenciation, décentralisation, déconcentration et décomplexification).

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