Les défenseurs de la nature déplorent le caractère peu urgent des décisions prises à la COP 15

La COP 15 qui se tient du 7 au 19 décembre 2022 a pour objectif de finaliser un pacte commun qui contribuera à la réduction de la crise de la biodiversité à l’horizon 2050. Si les négociations semblent alors poursuivre leur chemin, de nombreuses parties expriment déjà leurs désapprobations. Les défenseurs de la nature déplorent notamment le manque d’urgence des décisions prises jusque-là. Ils estiment que les accords découlant de cette rencontre ne sauraient être efficaces s’ils ne reposent pas sur des mécanismes d’application solides.

Un tableau préoccupant

À l’heure actuelle, les défenseurs de la nature sont préoccupés par les propositions émises lors de la COP 15 qui se déroule à Montréal du 7 au 19 décembre. Ils relèvent l’absence de mécanismes contraignants dans le texte qui est en train d’être rédigé. Dans son ensemble, ledit texte semble n’émettre que des exhortations. Il n’impose aucun engagement de la part des pays qui ne respecteront pas la trajectoire dessinée. 

Or, il est évident qu’il faut des contraintes véritables pour amener les pays à remplir leurs obligations. Loin d’être là pour le seul but de sanctionner, les mécanismes d’applications devraient servir de moteur aux pays pour leur permettre d’intensifier leurs actions au fil des années. En leur absence, on pourrait aisément s’attendre à enregistrer un échec cuisant. 

Il faut dire que c’est ce point qui a grandement favorisé l’échec du pacte précédent, adopté en 2010 au Japon. En outre, ce pacte s’est soldé sans que ses objectifs de sauvegarde des écosystèmes aient été atteints. Pour éviter que les mêmes erreurs se reproduisent, il devient primordial de donner un caractère plus urgent aux décisions prises.

Tout espoir n’est pas perdu

Bien que le tableau qui se profile à l’horizon soit préoccupant, les défenseurs de la nature ne perdent pas pour autant espoir. Certains ont d’ailleurs salué quelques avancées significatives. En principe, le 10 décembre devait sceller le travail des délégués sur ce sujet essentiel avant la fin des négociations. Sous la pression des défenseurs de la nature, une séance supplémentaire a toutefois pu être obtenue.

Cette prolongation montre clairement une certaine volonté de corriger le tir. Elle est accompagnée d’une grande décision. Pour la première fois, les gouvernements ont pu adopter des tableaux de compte-rendu et de planification communs. Ainsi, ils amorcent les premières marches qui leur permettront d’évaluer et de comparer leurs données entre eux.

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